Accuser les sites pirates plutôt que l'internaute

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Re: Accuser les sites pirates plutôt que l'internaute

par FuZZyLine » 17 sept. 2009, 21:05

Salut, et/ou Re,
Les éditions Marc Dorcel se concentrent sur le marché du X haut de gamme. Est-ce un moyen de lutter contre le piratage ?
PTDR, mais alors la....

Pour hadopi, bof, même si elle passe il sera impossible de la mettre vraiment en oeuvre.
[*]Petit exemple à la c*** : La ville de Paris à des bornes Wifi libres alors que va t'il se passer quand un
guguss va se connecter à l'une d'entre elle et fera moult DL? Nah, au pire elle passera mais ne pourra être
utilisée (sauf "pour "l'exemple sur quelques particuliers)

[*] S'ent'end, ca reste un exemple mais des exemples comme ca y en a des tonnes ;)

@+ les gens ;)

Re: Accuser les sites pirates plutôt que l'internaute

par katagoto » 17 sept. 2009, 20:31

Même si tout le monde pensait comme lui, ça ne changerais pas grands chose, ils veulent la faire passer, il essayerons, ils réessayerons, jusqu'à ce que ça passe.
A noté que le parton de Virgn pense la même chose.
C'est toujours les plus laisés qui passent après.
Il parait que les USA ont 10 ans d'écart avec nous...
Sur ce sujet précis, je pense que l'on a au moins 500 d'écart avec les USA...
Certes, mais nous, on a toutes nous tours ;)
Si on laisse à disposition sans surveillance un sac de bonbons devant des enfants, il ne comprendront pas qu'on leur tape sur les doigts s'ils en prennent.
j'hallucine, il fait de la promos pour son prochain film...

Re: Accuser les sites pirates plutôt que l'internaute

par Dr@ke » 17 sept. 2009, 19:55

Il parait que les USA ont 10 ans d'écart avec nous...
Sur ce sujet précis, je pense que l'on a, au moins, 500 ans d'écart avec les USA...

Quand on voie les personnes qui s'occupent du dossier, sans citer de nom, c'est à se demander s'ils ont déjà envoyé le moindre email...

Force est de constater que quand ils nous parlent ensuite d' "utopie libertaire" au sujet d'internet... -> on a envie de répondre: "arrête de bouder, viens, je vais te montrer comment fonctionne un email"

Car c'est là , à mon avis, le fond du problème, ne possédant aucune véritable culture du Web, ils sont donc incapables, même avec de la bonne volonté, de comprendre la réalité du problème et donc de peser le pour et le contre...
Ils se tournent donc vers qui?
Vers ceux qui ont des intérêt financiers dans ce dossier, et donc qui souvent n'ont pas un avis objectif.

Re: Accuser les sites pirates plutôt que l'internaute

par Nagol » 17 sept. 2009, 18:55

aux usa les majors ont passé des accords avec les providers pour faire de la vod sur les films récents, les providers payent, les users ont les films récents en vod, ca me semble etre LA réaction à avoir plutot que de partir dans les délires hadopi qui ne sont au final la que pour tenter de controller et de censurer internet plus que pour protéger qui que ce soit, hadopi n'est qu'un power trip de notre bon président, une raison de plus pour ne pas voter pour lui à la prochaine présidentielle...

Accuser les sites pirates plutôt que l'internaute

par Victor BRITO » 17 sept. 2009, 18:45

Il s'agit, certes, d'un entretien avec le DG d'une société de productions de films X ; mais, la teneur du propos mérite d'être soulignée et d'alimenter de façon constructive le débat. ;)

Industrie du X : "Couper les accès aux sites pirates" au lieu d'accuser l'internaute
LEMONDE.FR | 14.09.09 | 19h40 • Mis à jour le 14.09.09 | 19h50

Aux côtés du cinéma et de la musique, le X fait partie des industries les plus piratées sur Internet. Alors que le projet de loi Hadopi fait son grand retour devant l'Assemblée nationale, mardi 15 septembre, Grégory Dorcel, directeur général de l'éditeur de films X du même nom, regrette la logique de stigmatisation du consommateur. Pionnier de l'offre légale de téléchargement sur Internet, il reproche au gouvernement une profonde méconnaissance des modes de consommation sur le Web.

Quel est l'impact du piratage sur l'industrie pornographique ?

Grégory Dorcel : 90 % de nos vidéos sont consommées de manière illégale sur le Web. Pour une grosse nouveauté, sur les deux premiers mois de sortie, nous réalisons 8 000 à 10 000 téléchargements légaux pour 800 000 à 900 000 téléchargements de fichiers illégaux, d'après nos mesures. C'est simple, on ne travaille plus que sur 10 % du marché. Mais je ne veux pas jeter la pierre à Internet. Marc Dorcel réalise 18,7 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel avec un taux de croissance à deux chiffres. On représente 30 % du marché total de la VOD [vidéo à la demande] française et notre courbe de croissance suit scrupuleusement celle de l'accès au haut débit.

Les éditions Marc Dorcel ont développé un important réseau de distribution sur Internet. C'est ce qui vous permet de résister au téléchargement illégal ?

Si Marc Dorcel ne distribuait pas sur le Net et si nous n'avions pas développé fortement la VOD, la société serait mal en point. Elle n'aurait pas la possibilité d'investir en production. Nous avons mis en place une offre de VOD dès 2001, alors qu'on n'était qu'une petite PME. Aujourd'hui, toutes nos nouvelles productions sortent simultanément en DVD, en téléchargement et en streaming [diffusion en direct sans téléchargement] sur notre site et sur les plateformes VOD de nos partenaires (Free, Orange, SFR…). A l'époque, on a pris exemple sur le marché de la musique pour comprendre ce qu'il ne fallait pas faire et comment réagir. A la vue du succès de nos offres, il semble que notre recette soit la bonne !

Les éditions Marc Dorcel se concentrent sur le marché du X haut de gamme. Est-ce un moyen de lutter contre le piratage ?

Bien entendu, les contenus gratuits et illégaux sont, dans leur très grande majorité, des contenus bas de gamme. Ils sont réalisés par des petits producteurs qui n'ont pas les moyens de se défendre ou, qui distribuent eux-même leur contenu gratuitement pour essayer de se faire connaître. Il y a donc un rejet du public pour cette masse de vidéos, toutes identiques. Le peu de contenus haut de gamme qui reste sort fortement du lot.

Pensez-vous que le projet de loi Hadopi puisse limiter l'impact du téléchargement illégal ?

C'est mieux que rien, mais le projet de loi montre une méconnaissance profonde des enjeux d'Internet et du piratage. Si on laisse à disposition sans surveillance un sac de bonbons devant des enfants, il ne comprendront pas qu'on leur tape sur les doigts s'ils en prennent. Les fichiers illégaux sont à la portée de n'importe qui en à peine trois clics. C'est normal que les consommateurs en profitent. Surtout, en accusant le consommateur, on fait passer les éditeurs de plateformes de téléchargement pour des Robin des bois, alors qu'ils réalisent des profits colossaux sur le dos des producteurs. C'est insupportable ! Pourtant, la réponse est d'une simplicité enfantine. Les gros sites pirates sont clairement identifiés. Il faut se mettre d'accord avec les fournisseurs d'accès à Internet pour couper les accès à ces sites.

Pour vous, le législateur se trompe en visant le consommateur ?

Il est important de comprendre à quel point Internet a modifié les habitudes de consommation. Les consommateurs veulent avoir tout et tout de suite et le plus facilement possible. On fait tout pour donner envie aux spectateurs de voir un film, mais tous ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas aller au cinéma doivent attendre plusieurs mois avant la sortie du DVD et encore plusieurs semaines avant la VOD. C'est un non-sens. Les consommateurs ne comprennent pas. Le piratage, lui, est non seulement gratuit, mais il offre en plus l'accès aux films dès leur sortie en salles ! Cependant, on a tellement laissé se développer le piratage qu'on arrive aujourd'hui à une situation catastrophique pour le cinéma comme pour la musique. Le gouvernement doit intervenir pour encadrer le téléchargement illégal et permettre aux acteurs du secteur de réaliser les investissements nécessaires pour faire évoluer leurs modèles de distribution.

Propos recueillis par Mael Inizan

Source : Le Monde

Comme le dit si bien un commentateur de cet article :
Comme quoi, on peut produire des films de cul et avoir une bonne tête, toujours mieux que le gouvernement et Hadopi nous prenant pour des trous du cul. Qu'on me pardonne ce mot de trois lettres, mais à part le placer ici…
:langue: