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Échanges de fichiers musicaux sur les réseaux P2P

Posté : 12 oct. 2005, 12:30
par albat
Brevets : Une affaire qui pourrait bien profiter aux échanges de musique sur les réseaux P2P !

Un conflit entre les deux prestataires qui gèrent la chasse aux pirates
pour le compte de la SCPP (Société Civile des Producteurs Phonographiques)
pourrait bloquer toute chasse aux pirates au profit de l'industrie musicale en France !

AdVestigo et CoPeerRight Agency ont comme client la SCPP et le SELL
(Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs) pour le compte desquels
ils se chargent d'automatiser les processus de chasse aux pirates de musique sur les réseaux peer-to-peer.
La sombre affaire de violation de brevet et de contrefaçon qui les oppose
pourrait bloquer pendant des mois, voire des années,
les poursuites de l'industrie de la musique contre les utilisateurs du P2P.

Comment en est-on arrivé là ?
L'affaire démarre en 2004, lorsque les éditeurs obtiennent du gouvernement
qu'il autorise, via une modification de la loi informatique et libertés,
la surveillance automatique des réseaux de P2P.

Le SELL décide alors de faire appel à la société CoPeerRight
et obtient en avril 2005 l'aval de la Cnil pour expédier des messages d'avertissement
aux internautes pris en flagrant délit de téléchargement illégal.
De son côté, la SCPP signe un accord avec AdVestigo et prépare un dossier en vue d'une ratification par la Cnil.

Tout dérape en juillet dernier, quand CoPeerRight assigne son concurrent AdVestigo
devant le Tribunal de grande instance de Paris pour contrefaçon.
La raison ?
Un brevet, déposé en mai 2003, portant sur un "procédé et système pour lutter
contre la diffusion illégale d'oeuvres protégées dans un réseau de transmission de données numériques".
Le site Ratiatum s'est procuré à ce sujet quelques documents qui lui ont permis de mener une enquête approfondie .

En proposant à l'industrie de la musique des services similaires à ceux que CoPeerRight a protégé par brevet,
AdVestigo tombe sous le coup d'une accusation pour contrefaçon,
qui pourrait également, ironie du sort, toucher la SCPP.
En effet, en vertu de l'article L615-1 du Code de la propriété intellectuelle,
celui qui utilise des produits contrefaits devient lui-même contrefacteur !
Dans le même temps, AdVestigo envisagerait d'attaquer le brevet pour le faire invalider.

Pour entreprendre de nouvelles poursuites contre les pirates,
l'industrie du disque doit attendre que le Tribunal de Paris et l'Inpi aient statué sur cette affaire,
ce qui, d'appel en pourvoi en Cour de cassation, pourrait prendre un certain temps... :lol:

source : La lettre de l'Atelier (11 octobre 2005)

Posté : 12 oct. 2005, 15:32
par Cyrano
:shock: Et dire qu'il faut que j'ouvre mon explorateur et que je fasse une recherche pour vérifier si j'aurais pas un mp3 oublié en stock quelque part pour des tests...

Mais bon: je trouve ça quand même abberant: je sais parfaitement bien que beaucoup collectionnent des musiques qu'ils n'ont pas régulièrement payées. Mais je crois que ce genre de procès détourne complètement l'attention de tout un chacun de l'essentiel du problème. Un artiste, un auteur, un développeur qui travaille pour produire quelque chose le fait certes en partie pour l'amour de l'art qu'il exerce, mais aussi parce qu'il a besoin de bouffer tous les jours. Il m'apparaît donc plus important d'inciter les gens à ne pas oublier que ces gens là vivent aussi et doivent être payés pour ce qu'ils font si on utiise leur produit. Le téléchargement pirate, ça reste du vol et ce n'est même pas intelligent: si l'artiste/auteur/développeur/ouvrier-en-général se fait voler son produit, il va crever de faim et il ne produira plus rien : on perd donc une source. Si on vole leur produit, c'est qu'on le trouve de qualité. En le faisant crever de faim, on tarit la source que qualité recherchée.... CQFD... enfin bon faites comme vous voulez, mais pensez-y ;)

Posté : 12 oct. 2005, 15:40
par zeus
Ce qui m'énerve le plus dans cette guerre, c'est qu'on nous fait croire que c'est les artistes qui perdent le plus alors que les grands perdants se sont les maisons de disques.

Je trouve que la seule victoire utile de cette guerre, c'est la baisse des prix des oeuvres phonographiques

Dire qu'il y à 4 ans, on payait un CD 20€ en moyenne et qu'actuellement, on peut trouver des disques récent à 10€. ça donne une idée de la marge que ce faisait ces maisons de disques ...

Posté : 12 oct. 2005, 15:43
par albat
si l'artiste/auteur/développeur/ouvrier-en-général se fait voler son produit,
il va crever de faim et il ne produira plus rien : on perd donc une source.
Tu as tout à fait raison.
Mais dans ces conditions, ça vaut peut-être la peine
de "voler" les analphabêtes de la Star Ac' et autres merdes,
afin de s'assurer qu'ils ne produiront plus rien ! :langue:

Posté : 12 oct. 2005, 15:59
par Cyrano
si l'artiste/auteur/développeur/ouvrier-en-général se fait voler son produit,
il va crever de faim et il ne produira plus rien : on perd donc une source.
Tu as tout à fait raison.
Mais dans ces conditions, ça vaut peut-être la peine
de "voler" les analphabêtes de la Star Ac' et autres merdes,
afin de s'assurer qu'ils ne produiront plus rien ! :langue:
Ben non, dans leur cas, on ne les télécharge surtout pas: ça leur donnerait un crédit qu'ils ne méritent pas forcément. Et si on ne les achète pas non plus, il n'auront pas les moyens de financer une nouvelle production... on aura peut-être enfin la paix :langue:

Posté : 17 oct. 2005, 06:11
par sloshy
Bonjour,

En france, le telechargement d'oeuvres protégées s'assimile à de la copie privée.
Seul le partage est jugé illégal.

Les téléchargements sur Internet sont couverts par la copie privée et ne sont donc pas des contrefaçons.
Seule reste floue la notion de mise à disposition du public, qui est encore jugée répréhensible dans ce cas d'espèce.
Car le P2P est bidirectionnel: ce qui est téléchargé est en même temps partagé...
Dire qu'il y à 4 ans, on payait un CD 20€ en moyenne et qu'actuellement, on peut trouver des disques récent à 10€. ça donne une idée de la marge que ce faisait ces maisons de disques ...
Et surtout dire que maintenant sur des sites, tu peux trouver des pistes pour 0,90€ ...

Posté : 17 oct. 2005, 08:54
par zeus
Dire qu'il y à 4 ans, on payait un CD 20€ en moyenne et qu'actuellement, on peut trouver des disques récent à 10€. ça donne une idée de la marge que ce faisait ces maisons de disques ...
Et surtout dire que maintenant sur des sites, tu peux trouver des pistes pour 0,90€ ...
:pouce: bingo