On ne pourra parler de dérives que si cette revue de presse plurimédia ...
Alors là, chapeau bas ^
Même si nous sommes en total désaccord sur le sujet, je ne peux qu'applaudir ton professionnalisme

Les présentateurs des journaux télévisés des grandes chaines publiques n'ont qu'à bien se tenir
Car enfin, résumer cette mise sous surveillance à une revue de presse plurimédia... à ce niveau là, c'est du grand art
Rien à ajouter sur l'éclairage très différent qu'apporte Sekiltoyai, comme disait Gainsbourg : "sous le soleil exactement..." ^^^
Maintenant, si j'ai répondu sur les sondages c'est peut-être parce que tu en avais parlé ?
Ou alors il ne fallait pas en parler du tout, et dans ce cas pourquoi entretenir cette confusion entre cette surveillance et un simple sondage ?
Et même en étant très très souple (genre naïf), si l'on accepte cette comparaison, j'apportais simplement quelques questionnements supplémentaires sur les objectifs et finalités des sondages notamment dans le domaine politique. C'est défendu de se poser des questions ?
Donc je rejoins AB, en étant particulièrement choqué de leurs méthodes de "résolution" des problèmes, et surtout qu'ils puissent maintenant les clamer haut et fort...
... ils le disent assez fort qu'ils sont décomplexés...
... les seules réponses que les différents gouvernements trouvent aux problèmes de société, c'est de les cacher tant bien que mal en espérant qu'ils se règlent d'eux même…
Seul point où je te trouve un peu "tendre". Cacher l'information ou la rendre confuse c'est surtout (comme tu le mentionnes un paragraphe plus haut) pour la rendre inaudible du grand public qui sinon pourrait comprendre les tenants et les aboutissants et trouver certaines revendications ou propositions tout à fait justifiées. On apprend, dans les écoles de commerce, ou en psychologie, ou par sa propre expérience (dans ce cas, souvent à ses frais), que
l'arme absolue du vendeur, c'est l'ignorance ou la confusion de l'acheteur
Et quand bien même il aurait quelques objections, il s'agit de le faire douter, de semer le trouble en formulant et en reformulant sans relâche la même rengaine pour provoquer la confusion nécessaire à l'acceptation de notre solution salvatrice et libératrice*. C'est à proprement parler du bourrage de crâne par distorsion de l'information. Bien entendu, on se présente avec la panoplie du parfait winner, impeccable, breloques à gogo, grand standing pour faire forte impression et sous entendre "j'ai la science en moi, et si vous pensez comme moi, vous deviendrez aussi riche que moi".
Bon allez @rthur, j'espère que tu ne m'en veux pas de dévoiler quelques grosses ficelles qu'on apprend dans les écoles de commerce. A ma connaissance il n'y a que dans les écoles de magiciens prestidigitateurs que le code d'honneur est de ne jamais dévoiler les tours de passe passe
Note :
* Les méthodes actuelles de manipulation de l'opinion sont inspirées en droite ligne du courant des thérapies brèves qui a pris naissance aux USA dans les années 40 (il s'agissait à l'époque de faire retourner plus vite au combat des soldats traumatisés par les horreurs de la guerre, si si) et qui a trouvé son apogée dans les années soixante dix avec Berne (analyse transactionnelle), Erikson, Grinder et Bandler (programmation neuro-linguisitique).
Du fait de leur redoutable efficacité, ces méthodes (notamment la PNL) demandent une grande rigueur éthique de la part du psychologue, par exemple : "provoquer la confusion peut être une occasion de rebattre un jeu de carte mal distribué et donner ainsi au patient la possibilité d'acquérir un point de vue nouveau sur son problème".
Mais bien entendu ces techniques ont été copiées par d'autres personnes "décomplexées", beaucoup moins soucieuses de problèmes éthiques...