On arrive dans le cœur du problème : c'est du web-marketing. Je ne suis pas un spécialiste en la matière, néanmoins, la logique va dicter la manière de procéder.
Le problème des sites MacDo, j'ai tendance à croire que c'est de la vision à court terme, tenter de faire un coup de fric avant de passer à autre chose. Pour un développeur un tant soit peu consciencieux, c'est horripilant.
Il y a donc deux problème à considérer : le point de vue du développeur, mais aussi et surtout le point de vue du commerçant pour qui le développeur va développer une application. Du point de vue du développeur, il faut essayer de comprendre le but du commerçant. Le commerçant connaît son propre métier et le développeur devra transformer ça en code pour répondre aux questions.
"Le public me choisit" : je ne crois pas que ce soit le coté "star" qu'il faille voir. La vente sur Internet pose un problème beaucoup plus difficile que le commerce dans un magasin traditionnel. Dans un magasin, le vendeur va prendre un certain contrôle pour aider le client dans ses choix. Sur un site Internet, le vendeur n'a plus aucun contrôle et si le client ne trouve pas son compte, il zappe et va voir ailleurs. Si on fait du commerce, le but est de veiller à ce que le client n'ait aucune raison de changer de site. Les questions, ce n'est peut-être pas tant au développeur qu'au commerçant de se les poser, mais le développeur a un devoir de conseil. Malgré ça, si le commerçant formule une demande et que les conseils le laissent indifférent, c'est son problème. Si au contraire il y est attentif, qu'est-ce qu'on doit alors lui suggérer ?
- Est-ce qu'on part d'un existant ou bien on part de zéro ?
- Est-ce que le produit/service offert répond à une demande ?
- Quel public est demandeur ?
- Existe-t-il des statistiques quant aux habitudes de navigation de ce public ?
Ces questions devront être abordées en amont, au moment de la rédaction du cahier des charges.
Après, je dirais qu'il n'appartient pas au développeur d'imposer sa vision du commerce, ce n'est ni son rôle ni son métier. Mais dans l'exercice du sien, le développeur devra effectuer des choix correspondant à ces demandes. Si le commerçant veut un site MacDo, alors on lui colle un ZenCart ou un OsCommerce personnalisé avec une interface qui lui soit propre. On fait du "prêt-à-porter". Les moyens financiers du commerçant ne lui permettent pas forcément de s'offrir du sur mesure plus durable. Le développeur devra exposer ces points au commerçant : le prêt à porter sera peut-être plus rapide à mettre en place, mais la maintenance et l'évolutivité ne seront peut-être pas aussi simple ni, à long terme, moins coûteux. Et encore, quand je dis plus rapide à mettre en place, c'est de moins en moins vrai. Développer aujourd'hui avec un modèle MVC et un Framework comme le Zend Framework ou Symphony permet d'aller infiniment plus rapidement que de partir de zéro et la maintenance deviendra autrement plus simple.
Et le but du jeu en fin de compte, c'est que le client trouve son compte sur le site visité, y revienne et y reste fidèle. Et celui qui est le mieux placé pour définir qui est le public cible, ce n'est pas le développeur mais le commerçant. Il doit donc y avoir une très étroite collaboration entre les deux.