"Ça sent les égouts", "Ça sent les ordures", "Ça sent les produits chimiques" :
les habitants du Grand Lyon gênés par une odeur désagréable
vont être mis à contribution pour établir une carte des odeurs de l'agglomération.
UNE CARTE DES MAUVAISES ODEURS POUR LE GRAND LYON
Une plate-forme téléphonique ouverte 24h/24h avec un numéro vert (0800.800.709)
et un site internet (www.respiralyon.org) vient d'être mise en place
afin de collecter en temps réel les observations de la population sur les odeurs
et dresser un état des lieux de la gêne olfactive de la région.
"Il s'agit de faire participer les citoyens à l'amélioration de leur environnement",
a expliqué Michel Reppelin, vice-président du Grand Lyon.
Parallèlement à cette carte des mauvaises odeurs,
des industriels de l'agglomération à l'activité particulièrement odorante,
comme la raffinerie Total de Feyzin, ou l'usine Rhodia-chimie de Saint-Fons,
se sont inscrits dans le réseau "Respiralyon".
Ils s'engagent ainsi à intervenir si l'odeur provient de leur site.
L'agglomération lyonnaise avait déjà mis en place en 2002 un réseau de 200 "nez",
des personnes volontaires et formées pour alerter les autorités
en cas de mauvaises odeurs dans leur quartier.
"Aujourd'hui, l'idée est de faire passer de 200 à 1,2 million
le nombre de nez dans l'agglomération", a expliqué Frédéric Bouvier,
directeur de Coparly (Comité de coordination pour le contrôle
de la pollution atmosphérique dans la région lyonnaise).
Les 200 premiers "nez" avaient été formés grâce à une mallette de fioles
leur permettant de reconnaître les produits chimiques.
Cette mallette sera distribuée dans les mairies, les lieux publics
et les associations de l'agglomération où les habitants pourront apprendre
à différencier et à désigner les odeurs caractéristiques des sites industriels lyonnais.