alt sur image qui ne s'affiche qu'en partie

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par Hywan » 02 juin 2008, 16:00

Hey :),

<mode moins="fatigué" />
Est-ce qu'on te demande ton avis pour la conception du site ? Car si on te demande ton avis lors de la rédaction du cahier des charges, c'est à toi (enfin, au chef d'équipe) d'avertir le client de cette catégorie d'individu et de les prendre en compte. Il faut que le client en soit avertis.
Les clients ne savent pas toujours ce qui est réalisable et demande souvent l'impossible. Je pense qu'en tant que programmeur, il faut recadrer les choses et mettre au courant le client des contraintes d'Internet, ne serait-ce que pour avoir son avis. Il faut le sensibiliser à l'accessibilité et peut-être qu'il lâcherait un peu plus de budget si on met les formes :). Non ?

par caroube » 02 juin 2008, 14:57

Je vais répondre une dernière fois et j'en resterais là.
J'en ai (plus que) marre des gens qui disent que l'accessibilité ne sert à rien.
Je n'ai jamais dit que l'accessibilité ne sert à rien. J'ai juste dit que mes clients me demandent de tirer les prix vers le bas et ma direction me demande d'être rentable. Et on peut tourner les paramètres dans tous les sens, faire de l'accessibilité de manière sérieuse, ça consomme du temps et du budget en conception, développement et validation. Comme il est hors de question que je demande à mes équipes de développement de bosser en heures sup non payées, si personne ne me donne les budgets pour faire un travail de qualité sur l'accessibilité, je n'en fais pas. Ce qui ne veut bien sûr pas dire que les sites sont pourris et développés à l'arrache : mais la problématique "accessibilité" n'étant pas au coeur du développement, je préfère ne pas en faire que de faire du bricolage. L'accessibiltié pour les personnes handicapées, ce n'est pas uniquement dire "on a utilisé les div et remplis des alt", c'est développer une autre présentation du site, avec les mêmes exigences de qualité, et notamment avec la validation que cette ou ces présentations supplémentaires correspondent parfaitement aux contraintes de tel ou tel type de handicap.
Si vous êtes capable de faire ça et d'assurer de la qualité du développement sans faire une validation technique au final par un organisme certificateur ou une recette spécifiquement sur ces points, tant mieux pour vous. Personnellement, je ne sais pas faire.
Après, la boîte pour laquelle je bosse actuellement me demande d'améliorer l'accessibilité de leur site. Même le commercial est d'accord, c'est dire.
Très bien, tant mieux, c'est parfait. J'ai également mis en place des bornes multimédias dans un centre culturel avec une borne spécialement adaptée pour les personnes en fauteuil roulant. Du moment que le centre culturel nous a payé la menuiserie spécifique pour intégrer la borne, on l'a fait. Mais si le centre culturel avait dit "non", est-ce que c'était à nous à le prendre en compte et réunir l'équipe le week-end pour jouer de la scie et du marteau ?
Je tiens également à dire que dans ce cas, nous avons demandé à deux personnes en fauteuil roulant (un fauteuil "normal" et un fauteuil électrique) de nous aider à concevoir le meuble, puis d'être présentes le jour de la mise en place pour les derniers ajustements.

Alors, pour la conception d'un site Internet, le jour où un client me demandera que le développement se fasse de manière à ce qu'il soit accessible aux malvoyants, aux browsers en Braille, aux personnes âgées, ... je m'assurerais que j'ai les budgets pour faire ce travail, et celà ne sera pas uniquement du remplissage de alt ou de title. Ce sera une vraie tâche inscrite au planning.
Tu parles de vidéo avec Windows Media Player.
Tu dois confondre. Je n'ai jamais parlé de WMP, ni même évoqué le cas de la vidéo. Je suppose donc que ton énervement s'adresse à une autre personne ou à un autre sujet.

par Victor BRITO » 31 mai 2008, 10:51

Si cette information est plus grande que 120 caractères (j'avais retenu 80, mais je dois me tromper avec les lecteurs brailles non ?)
Les quotas sont de 80 caractères pour alt, 120 pour title, à cause de la capacités de l'écran tactile des plages braille, en effet. ;)
Mais c'est hélas, ce que pense beaucoup de boîte, qui ne code pas, mais font du bénéf'.
Cela dit, l'accessibilité fait son bonhomme de chemin, notamment parmi les agences Web. Moi même m'occupant de développement de sites Web, j'ai occupé des postes d'intégrateur chez Agence Cosmic et chez Nurun, deux agences Web soucieuses de l'accessibilité des sites Web qu'elles développent et qui, malgré cela, travaillent pour de grands comptes, comme BNP-Paribas et Cetelem, pour Agence Cosmic, ou Gaz de France (dont le site a décroché le label bronze d'Accessiweb) et Groupama (qui, pour la refonte de son site principal, vise le label argent d'Accessiweb en travaillant avec Laurent Denis, une des références francophones en matière d'accessibilité Web), pour Nurun. Et, pas plus tard qu'hier soir, j'ai eu un entretien avec le directeur d'une autre agence Web qui, elle aussi, est attachée à l'accessibilité parce que le Web est devenu un média grand public et que certaines sociétés ne s'appuient que sur le Web pour une partie de leur communication (et c'est une boîte qui compte Air France parmi ses clients et ne cesse pas de décricher de nouveaux contrats).

par Hywan » 31 mai 2008, 00:19

Hey :),

Quand je vois de telles abbérations, je me dois d'intervenir (allé, plouf, les deux pieds dans le plat).

Caroube, je pense que tu es fâché avec l'accessibilité.
Remettons les choses dans leur contexte, veux-tu ?

Je commence par le début : alt et title. Title propose une description complémentaire à son élément. Dans le cas d'un lien, si le texte du lien (<a>texte</a>) n'est pas suffisamment explicite, la balise title est là pour donner d'avantage d'indication. L'attribut alt — quant à elle — se contente de données une description d'un média. Ce n'est pas une information complémentaire, mais l'information tout court. Si cette information est plus grande que 120 caractères (j'avais retenu 80, mais je dois me tromper avec les lecteurs brailles non ?), alors on a l'attribut longdesc qui comporte le nom d'un fichier qui va décrire encore plus finement une image. Avantage immédiat dans le cas de graphique, de diaporama, de photos importantes, etc.
Attention donc à ne pas mélanger.

Dans le cas de AB, si on veut ajouter une légende à une image, on doit utiliser des div ou span, on n'a pas encore de solution viable en HTML 4.01 ou XHTML 1.0 (et 1.1).

Bon après, les avantages.
Caroube, tu es agressif alors je serai très direct. J'en ai (plus que) marre des gens qui disent que l'accessibilité ne sert à rien.
Séquence émotion : « Une tempête s'abat au bord de la mer. Des milliers d'étoile de mer sont échouées sur la plage. Un vieux marche le long de la plage et voit une petite fille qui prend chaque étoile, une par une, et les rejette à la mer. Le vieux décide alors d'aller parler à la petite fille : “Pourquoi est-ce que tu t'épuises à toutes les rejeter à la mer ? Elles sont presque toutes mortes ou condamnées ?”. La petite fille répond : “Je doute que c'est ce que pense celle qui sera sauvée”. ».

Que doit-on y voir ? Ça, c'est l'objectif que je me suis fixé, personnellement, et pour donner un peu de sens à ma vie. Mais c'est hélas, ce que pense beaucoup de boîte, qui ne code pas, mais font du bénéf'. Si l'amour pouvait se monnayer, on le vendrait en boîte, c'est bien connu … Donc parlons business et pas principe.

Un autre point de vue maintenant, beaucoup moins idyllique et marketing. Comme l'a très bien dit Victor, les robots sont les visiteurs les plus handicapés du Web. Le résultat d'une page par un robot est le même que dans Lynx (d'ailleurs, énormément de robot se base sur Lynx, il faut le savoir). S'il n'arrive pas à scanner un document en entier, ce sera du contenu analysé en moins, et donc moins de référencement.
Tu dis qu'il y a du texte autour, que ça ne compte pas. Mais tu parles de site très à la mode Web 2.0, très tendance, avec de belles images partout, du Javascript, etc. Les images justement ne seront jamais indexées si tu ne précises pas de contenu alternatif comme il faut.

Pour le Javascript, on le répète suffisamment je crois : il ne doit pas être obstructif ! En plus, Javascript opère de mieux en mieux avec le DOM. Donc une page HTML correctement construire se manipule très bien via Javascript ! Un exemple : Unobtrusive Slider Control Revisited. Très très accessible, et très très à la mode (et super article en bonus) … On voit bien que c'est réalisable.

De plus, je n'aime pas le ton sur lequel tu dis : « professionnel du développement de sites Web » … Je peux émettre une opinion ?
Déjà, je le ressens comme : vous n'avez pas mon niveau, vous ne faites pas du dév web pro. Dis moi si je me trompe, mais je le prends un peu mal quand même.
Après, la boîte pour laquelle je bosse actuellement me demande d'améliorer l'accessibilité de leur site. Même le commercial est d'accord, c'est dire.

Enfin, l'accessibilité n'est pas seulement pour les personnes déficientes hein. On parle toujours d'handicapés, mais c'est quoi au juste ? Une vielle personne veut grossir son texte : paf, un handicap. Une personne voit mal (daltonien) : paf, un handicap. Quelqu'un a un problème de dos et ne peut pas rester devant son écran assis : paf, un handicap. Quelqu'un a IE : paf, un énooorme handicap (un troll s'est glissé dans cette conversation, à vous de le démasquer ^^). Quelqu'un visite son site depuis un téléphone portable : une forme de handicap (ou de contraintes surtout) ?

Tu parles de vidéo avec Windows Media Player. Mais quelle meeeerde ce programme ! Aucun support de SMIL, niette, nada. Essaye de mettre ne serait-ce que des sous-titres à une vidéo avec Windows Media Player, tu vas bien t'amuser. Ah oui, Microsoft a inventé un clone de SMIL, seulement, ils sont les seuls à l'utiliser et il marche pas (et n'arrive pas à la cheville de SMIL).
Les sous-titres, sur une vidéo ? Pff, ça sert à rien.
J'ai mis ça sur mes vidéos. Les réactions : génial, j'adore ; j'étais au bureau, pas de son, j'ai pu voir ta vidéo. Ou encore : j'étais au bureau, beaucoup de bruit, le sous-titre m'a aidé, je suis pas revenu 50 fois en arrière. Mais aussi : tu dis des chemins à voix-haute, mais c'est mieux de les voir écrit, on comprend plus vite, le sous-titre apporte un soutient à la voix. On passe toutes nos journées au boulot pour info, c'est là qu'on visionne le plus de document.
Je te signale aussi qu'il y a mieux que le format lourd et répugnant de Windows Media Player : le Flash (j'entends déjà hurler). Mais si, le flash supporte extrêmement bien la vidéo. De plus, il existe plusieurs lecteurs flash _accessible_. Eh oui. Donc, Flash étant plus utilisé que WMP, moi j'utilise Flash. Pour mes sous-titres : TT (Timed-Text), standardisé et normalisé par le W3C, stocké dans un fichier XML (langage très peu portable hein), et prévu pour Flash (tiens, le W3C s'intéresse au Flash ?)
Résultat, ma vidéo est vue 200 fois par mois, dont 47% pendant les heures de travail (vidéo sur le dév Web hein, je précise, c'est pas une bombe avec du coca et une pastille pour la gorge ;-)).

L'accessibilité c'est aussi un respect de la typographie, des couleurs, des contrastes. Mais ça, quand on a un site à lire, c'est très important. Et même pour des personnes non-handicapées.
L'ergonomie d'une application est extrêmement lié à son accessibilité. Ça se voit à maintes reprises.

Bref. Tes arguments ne sont pas recevables. 0, et au coin ;-). Tu me copieras 100 fois la norme HTML 4.01 et WCAG 2.0.

par Victor BRITO » 30 mai 2008, 21:00

Désolé, mais non. Quand on a un budget (généralement serré) à tenir, on n'a pas le temps de se préoccuper de faire un site Internet avec une double conception et n mises en page pour les utilisateurs sans handicap et les utilisateurs avec toutes les formes possibles de handicap (ceux qui ont besoin de lettres sombres sur fond clair, ceux qui ont besoin de lettres claires sur fond sombre, ...). C'est cruel, mais c'est comme ça.
Franchement, je ne vois pas en quoi rendre un site accessible coûterait plus cher, d'autant moins qu'un site déjà accessible demande nettement moins d'efforts de maintenance (donc moins de coût).

Après, si tu cherches la rentabilité à tout va et qu'à la longue, les utilisateurs handicapés se plaignent des sites que tu développes et qu'ils les délaissent parce qu'ils manquent d'accessibilité, ne t'en étonne pas.

Et sache que ta vision du métier est loin d'être partagée par tous les acteurs du développement Web : je te mets au défi d'exposer ta vision des choses à des agences Web comme Alsacréations et tu verras la réaction à laquelle tu auras droit. :roll:

par caroube » 30 mai 2008, 18:00

Les utilisateurs qui n'entrent pas "dans le lot" ne sont pas rentables ?
Désolé, mais non. Quand on a un budget (généralement serré) à tenir, on n'a pas le temps de se préoccuper de faire un site Internet avec une double conception et n mises en page pour les utilisateurs sans handicap et les utilisateurs avec toutes les formes possibles de handicap (ceux qui ont besoin de lettres sombres sur fond clair, ceux qui ont besoin de lettres claires sur fond sombre, ...). C'est cruel, mais c'est comme ça.

Lors d'une consultation pour effectuer le site d'une mairie il y a 2 ou 3 ans, nous avions inclus en option le développement pour intégrer l'accessibilité aux handicapés, en faisant appel à une boîte spécialisée qui justement, permettait de gérer à peu près tous les types de handicap possibles et imaginables. Résultat : budget initial +25% et le client a décidé de ne pas prendre. Qu'est-ce qu'on fait ? On fait quand même en perdant de l'argent ?
il y a moyen d'en tenir compte sans pour autant brider le développement
Par exemple, l'intérêt d'un site tel que Netvibes, c'est justement tout l'aspect visuel et toute l'ergonomie qui ne fonctionnent qu'avec les navigateurs modernes. Si tu retires toutes les possibilités de fenêtrage, de dimensionnement, de déplacement, Netvibes n'a plus aucun intérêt. Quand la valeur ajoutée d'un site, c'est justement tout l'aspect interface utilisateur évoluée, il n'y a vraiment pas besoin de se prendre la tête pour ceux qui pour une raison ou une autre, ne peuvent pas avoir accès à cette interface évoluée.
Qu'est-ce qui ne te plaît pas dans cette page du W3C ?
Je n'ai pas dit qu'elle ne me plaisait pas. J'ai dit qu'heureusement on peut aller sacrément plus loin aujourd'hui, quitte à sacrifier les pauvres utilisateurs de Windows 98 et ceux de Mac OS 9.

par Victor BRITO » 29 mai 2008, 21:24

En tant que professionnel du développement de sites Web, on me demande (et je demande à mes équipes) d'être rentable.
Les utilisateurs qui n'entrent pas "dans le lot" ne sont pas rentables ? :evil:

Quant aux utilisateurs de navigateurs anciens, il y a moyen d'en tenir compte sans pour autant brider le développement : par exemple, en CSS, en appelant les feuilles de style externes non pas par l'élément LINK, mais par un élément STYLE et la règle @import (une règle CSS 2 qui n'est pas implémentée par des navigateurs anciens comme IE 4 ou Netscape 4), ce qui permet, certes, de priver l'éventuel utilisateur d'un ancien navigateur de feuilles de style, mais surtout de s'assurer qu'il pourra consulter la page Web, fût-elle brute de décoffrage, sans se heurter à des bugs CSS ; de même, d'ici quelques années, on pourra utiliser cette même règle @import suivi du média auquel s'applique la feuille de style (@import "url-de-la-feuille-de-style.css" screen, par exemple) pour éviter que les utilisateurs d'une version d'IE antérieure à la 8 ne se trouvent avec des bugs CSS (surtout si l'on applique des fonctionnalités CSS 2 très avancées, voire certaines de CSS 3). Mais, il va de soi que, si les utilisateurs se mettent à jour en matière de navigateurs, mieux ce sera. ;)

De plus, je ne vois pas en quoi tenir compte de l'accessibilité dès le départ est une perte de temps ; en revanche, rendre accessible un développement existant qu'il ne l'est pas du tout peut être une perte de temps. Mais, compte tenu des profits qu'on tire du respect de l'accessibilité, le jeu en vaut la chandelle et la mise en place, dès qu'on en a cerné le principe et les enjeux, est relativement aisée (sinon, aucun site ne décrocherait un des labels mis en place par Accessiweb, par exemple ; d'ailleurs, le site de la mutuelle Intégrance fait partie des sites qui ont reçu le label or, le plus rigoureux des labels Accessiweb, et d'autres sites, même s'ils n'ont que le label bronze, n'en montrent pas moins un minimum d'accessibilité : ils sont mentionnés à la galerie des sites accessibles d'Accessiweb).
Mais non, on ne peut pas tout gérer. Sinon, on en serait encore avec un Web uniquement composé de pages telles que celle-ci
Qu'est-ce qui ne te plaît pas dans cette page du W3C ? :roll:

par caroube » 29 mai 2008, 19:51

Dans ce cas, autant ne pas tenir compte des utilisateurs d'un navigateur autre qu'Internet Explorer ou qui n'ont pas de quoi lire un fichier WMV, parce qu'IE représente 80 à 90 % de parts de marché des navigateurs et que la plupart des gens ont Windows Media Player comme lecteur de vidéo.
C'est une question de principe de réalité. En 2007, j'ai eu l'expérience du développement d'un extranet pour environ 1000 utilisateurs identifiés utilisant IE6, IE7 ou FF sauf cinq utilisateurs qui utilisaient IE 5 sur Mac OS 9. Que faire ? Tenir compte de ces 0,5% d'utilisateurs et brider fortement les fonctionnalités du site ? Ou leur demander d'évoluer vers Mac OS X et des navigateurs modernes ?
Indépendamment de la désactivation des images, on n'est jamais à l'abri d'une indisponibilité temporaire.
Dans ces cas-là, il n'y a pas que les images qui ne s'affichent plus, il y aussi les CSS, les fichiers javascripts externes, Bref, les 3/4 du site sont en rade ... Encore une fois, principe de réalité : est-ce qu'il faut passer des heures à envisager des cas qui ne se produiront que quelques minutes par an dans le pire des cas ?
Et puis, côté référencement, n'oublie pas que les robots des moteurs de recherche sont les handicapés les plus célèbres parmi les utilisateurs du Web
Effectivement. Mais les tags d'images ne sont pas les préoccupations premières des robots. Il y a surtout tout le texte qui entoure les images qui est important.
l'accessibilité, c'est tenir compte de scénarios que tu peux juger corsés ou quasi improbables, mais qui peuvent se produire à un instant t (fût-il très court ou exceptionnel) chez un utilisateur x (fût-il le seul à qui le scénario se produit).
Je respecte ton opinion, mais je ne la partage pas. En tant que professionnel du développement de sites Web, on me demande (et je demande à mes équipes) d'être rentable. Donc couvrir rapidement 80% des besoins, 90% ou 95% si cela ne demande pas trop d'effort supplémentaire, mais surtout ne pas passer 90% du temps à tenter d'envisager des réponses aux cas improbables.
Il est cependant indispensable qu'il y ait des organismes qui édictent des règles, il est indispensable que nous essayons tous d'appliquer le maximum de ces règles, mais il ne faut pas non plus que cela tourne au fanatisme religieux. Il y a et il y aura toujours des cas improbables : eh bien tant pis !

Non, l'accessibilité, ce n'est pas prendre en compte 100% des cas (le seul à qui le scénario se produit), c'est jongler entre assurer le meilleur service possible à l'immense majorité des personnes et prendre en compte la plupart des autres en dégradant le moins possible le service et en l'adaptant le mieux possible à leurs besoins. Mais non, on ne peut pas tout gérer. Sinon, on en serait encore avec un Web uniquement composé de pages telles que celle-ci

par AB » 29 mai 2008, 19:11

Pas vu d'autre solution, et toi comment t'y prends-tu pour afficher une légende au survol d'une image ?
Pour ma part, j'utilise l'attribut title ; mais, s'il s'agit d'indiquer la même chose que pour alt, j'estime que ça ne vaut pas vraiment le coup, sauf à aimer les doublons.
Je vois le pb un peu différemment. Si je veux afficher une légende au survol d'une image, que j'aime les doublons ou non, je suis bien obligé d'utiliser "title" pour un bon fonctionnement avec FF.

Maintenant il est vrai que pour des album photo ou je peux inscrire une légende en dessous de la photo, je ne l'utilise pas.

Mais dans les autres cas si je veux profiter des info bulles pour renseigner les utilisateurs voyants, je suis bien obligé de faire ces doublons. Ou alors pour ne pas faire ces doublons (qui ne sont pas dramatiques pour les non voyants), je prive tous les utilisateurs voyants utilisant FF, des info bulle sur les images...

par Victor BRITO » 29 mai 2008, 18:55

Pas toujours :D :D :D

Code : Tout sélectionner

<img src="images/en-tete.png" alt="Victor BRITO - Webmaster" width="500" height="60" />
Certes ; mais, dans ma précédente intervention, c'était pour répondre à une question posée par AB. ;) Et puis, sache que l'attribut title est facultatif, quel que soit l'élément pouvant le contenir.
Et puis, il faut un peu arrêter avec les gens qui ont désactivé l'affichage des images ... c'est bien gentil, mais ça représente combien de pouillièmes de millièmes de pourcent ? A un moment donné, il faut appliquer le principe de réalité.
Dans ce cas, autant ne pas tenir compte des utilisateurs d'un navigateur autre qu'Internet Explorer ou qui n'ont pas de quoi lire un fichier WMV, parce qu'IE représente 80 à 90 % de parts de marché des navigateurs et que la plupart des gens ont Windows Media Player comme lecteur de vidéo. :roll:

Indépendamment de la désactivation des images, on n'est jamais à l'abri d'une indisponibilité temporaire. Et puis, côté référencement, n'oublie pas que les robots des moteurs de recherche sont les handicapés les plus célèbres parmi les utilisateurs du Web (ils sont tout aussi aveugles que Lynx).

Eh oui ! l'accessibilité, c'est tenir compte de scénarios que tu peux juger corsés ou quasi improbables, mais qui peuvent se produire à un instant t (fût-il très court ou exceptionnel) chez un utilisateur x (fût-il le seul à qui le scénario se produit).

par caroube » 29 mai 2008, 18:42

Pour ma part, j'utilise l'attribut title
Pas toujours :D :D :D

Code : Tout sélectionner

<img src="images/en-tete.png" alt="Victor BRITO - Webmaster" width="500" height="60" />

par Victor BRITO » 29 mai 2008, 18:35

Pas vu d'autre solution, et toi comment t'y prends-tu pour afficher une légende au survol d'une image ?
Pour ma part, j'utilise l'attribut title ; mais, s'il s'agit d'indiquer la même chose que pour alt, j'estime que ça ne vaut pas vraiment le coup, sauf à aimer les doublons.

par caroube » 29 mai 2008, 18:35

OK ... dans le cas où tout ton site respecte les recommandations d'accessibilité aux handicapés. Et ça ne s'arrête pas aux tag alt et title, loin de là ... D'ailleurs le site du gouvernement relatif à la loi 2005-102 qui impose cette accessibilité aux sites officiels ne respecte pas ces règles sur les alt et les title.

Et puis, il faut un peu arrêter avec les gens qui ont désactivé l'affichage des images ... c'est bien gentil, mais ça représente combien de pouillièmes de millièmes de pourcent ? A un moment donné, il faut appliquer le principe de réalité.

par AB » 29 mai 2008, 18:18

Ben oui on est d'accord que ce n'est pas la même utilisation mais quand il s'agit d'une image, alt est nécessaire pour le texte alternatif et si l'on veut une info onmouseover sur l'image, title est nécessaire avec FF etc. Donc globalement...

Pas vu d'autre solution, et toi comment t'y prends-tu pour afficher une légende au survol d'une image ?

par Victor BRITO » 29 mai 2008, 17:56

pour faire simple, je te propose de mettre le même texte dans les deux
Sauf que, pour une synthèse vocale ou un navigateur textuel (comme Lynx), ça fait doublon. :roll:

Petit rappel de la sémantique d'alt et de title :
- alt permet de fournir une alternative textuelle à une image ou à une zone cliquable aux utilisateurs qui ne peuvent voir les images soit par handicap (aveugles) soit par limitation logicielle (navigateur textuel, navigateur où l'affichage des images est désactivée, image non chargée ou en cours de chargement), laquelle alternative doit être courte (pas plus de 60 ou 80 caractères ou d'une dizaine de mots) ;
- title permet de fournir un renseignement d'avertissement concernant l'élément dans lequel il est employé ("This attribute offers advisory information about the element for which it is set", dit la spécification HTML), lequel renseignement est affiché sous forme d'info-bulle par les navigateurs graphiques et dont le contenu est moins contraint en termes de nombre de caractères (on peut monter jusqu'à 120 caractères).

L'attribut title, s'il est employé conjointement avec alt, devrait être plus complet et précis que l'attribut alt, de la même manière qu'employé dans l'élément A, il précise la nature du lien lorsque ce dernier est isolé de son contexte.