Écrire en blanc sur fond noir est une erreur : le contraste est trop fort. À l'inverse, noir sur blanc est aussi une erreur d'après moi : le contraste est toujours trop fort.
Il faut réussir à trouver des couleurs qui sont contrastées, mais pas trop, un peu pâle pour être reposante, mais suffisamment accentuée pour y voir quelque chose. C'est pas simple.
Plusieurs choses rentrent en compte : position de l'écran par rapport à la fenêtre (ou source de lumière forte et diffuse). Quand mes écrans étaient très proche de la fenêtre (presque devant), je n'avais jamais mal aux yeux. C'était du à la différence entre la lumière de l'arrière-plan et de l'avant-plan, toujours une question de contraste. Il faut trouver l'équilibre entre la densité de lumière reçue par l'environnement et l'écran. Par exemple, une lumière qui vient de côté, ça va ; par derrière (derrière nous), ça ne sert presque à rien ; devant (derrière l'écran, donc devant nous), c'est très bien ; et sur le côté, c'est pas mal aussi. En ce moment, j'ai mes écrans dans un coin obscure (pas envie de mettre l'objet de convoitise devant une fenêtre au rez-de-chaussée …), et je déguste … J'ai essayé de mettre une lumière derrière l'écran, histoire d'obtenir cet équilibre dont je parlais, mais je n'y arrive pas.
Solutions du moment donc : configuration pour le jours, et une pour la nuit. De jours, j'ai la luminosité normale, je ne me soucis de rien. En revanche, la nuit, je m'oriente plus vers des couleurs foncées (pourpre, beige …). Je sens déjà une différence (1 semaine que j'essaye cette configuration).
Après, ça dépend aussi si l'écran est matte ou brillant. Les écrans des iMac 24" sont brillants, trop brillants même. Si je le mets à fond, je peux éclairer toute la pièce … Mon second écran est matte, mais la luminosité est bonne, il reste correct.
Et enfin, ce qu'on fait sur l'écran importe : si on lit, qu'on regarde un film, qu'on programme, qu'on design etc., ce n'est pas pareil. Si on lit, il faut grossir la police (ce que je fais de plus en plus souvent), ça demande moins de concentration, les yeux sont moins « fixés ». Si on regarde un film, pas de soucis, les yeux changent vite de position, le regard se pose sur plusieurs endroits rapidement. Si on programme, on regarde plus la feuille de papier que l'écran, mais en général, le regard est aussi amené à changer d'endroit rapidement (on travaille sur plusieurs fichiers, plusieurs fenêtres, plusieurs applications). Si on fait du design, on se concentre sur les couleurs, les tons, les nuances etc., c'est ce qui démonte le plus avec la lecture à mon avis.
Donc le choix des polices à utiliser n'est surtout pas à négliger (donc +1 pour le sujet

), tout comme les couleurs utilisées. D'ailleurs, on peut parler de couleur mais aussi d'image. Un terminal avec un fond noir mais avec une opacité de 86/88% sur un fond d'écran reposant peut être plus lisible que si c'était totalement opaque, sur le long terme.
Chacun sa configuration, mais il peut exister de bonnes astuces. J'aime beaucoup les couleurs utilisés par
agité, même si 3 couleurs et une emphase sont un peu léger à mon goût. Je n'aime pas la police en revanche (pour programmer, il faut du mono, sinon, on ne peut rien aligner …).
L'idée d'utiliser du pourpre/magenta/violet foncé pour remplacer le blanc m'est venue en regardant le style du programme Blender remanié par un graphiste, et c'est vrai que c'est reposant tout en restant lisible.
Pour revenir au sujet : la police c'est bien, mais si on tente Andale Mono en 12pt avec une hauteur ou une largeur de lettre merdique, ça devient carrément illisible. Pareil si on modifie la hauteur des lignes, l'espacement entre les lignes, la largeur des colonnes ou l'espacement entre les colonnes. C'est vraiment un tout …
Un débat qui serait intéressant c'est : chasse fixe ou pas ? Comprendre : mono ou pas ? Personnellement, je vote pour les polices à chasse fixe.