Salut,
J'arrive un peu après la bataille mais le sujet étant très intéressant
(notamment grâce aux nombreuses interventions argumentées qu'il contient),
je souhaite apporter ma contribution, aussi modeste soit-elle.
C'était l'introduction.
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Tout d'abord, sans réouvrir un débat qui est d'ailleurs un peu hors sujet,
je voudrais apporter un élément de réponse à l'intervention d'
Ouckiléou (entre autres).
Je n'accablerai pas les étudiants qui, malgré leur bonne foi, cassent le marché.
S'ils ont l'opportunité d'arrondir leurs fins de mois par un petit boulot, ils ont raison.
Leur démarche est légitime. Le problème n'est pas de leur côté.
La faute est du côté de leurs clients qui n'ont qu'une préoccupation :
dépenser le moins possible (au risque de négliger la qualité).
Comme certains d'entre vous le savent, je suis en train de monter mon activité.
J'ai déjà un certain nombre de prospects qui me contactent
et quelques-uns poussent de grands cris quand ils lisent mes devis.
(Ce n'est pas inquiétant, ça fait partie de la négociation commerciale.)
D'aucuns m'expliquent que leur petit-cousin-qui-a-14-ans (vous vous souvenez de lui ?)

a déjà "fait" "plein" de "sites", facilement, en une journée, etc...
Je pourrais argumenter en disant que moi, j'ai à payer l'URSSAF, la mutuelle, les impôts,
mon toit, mon équipement, mon assiette, etc. Mais mon client n'en a rien à faire.
Non. Mon travail est de lui expliquer que le service que je lui apporte est... "différent"
du bricolage que pourra lui faire son petit-cousin-qui-... (foutu morveux !)
S'il veut ouvrir un skyblog, générer un site avec Mambo,...
ce sera certainement moins cher mais cela correspondra-t-il vraiment à ses attentes ?
Le problème est que le client veut un travail répondant parfaitement
à ses besoins (ou ses envies) et le payer le prix d'un skyblog (i.e. gratuit).
La difficulté du métier est là. Et elle est lourde à gérer.
Mais les étudiants n'y sont pour rien.

CQFD
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Concernant le calcul d'un tarif journalier,
les arguments de
SAEVEAS, de
Cyrano (et les conseils de son frangin) sont pleins de bon sens.
Il faut fonctionner "à l'envers" :
- fixer le salaire annuel prévisionnel
- diviser par le nombre de jours facturés
Pour une journée de production (facturée),
je compte 1,5 à 2 jours (non facturés) de prospection commerciale, de gestion, de démarches,...
Une journée de production doit donc me faire vivre 3 jours !
Réduire le temps non facturé ? Bien sûr ! C'est l'idéal !
Mais tu devras toujours consacrer du temps à faire des devis (gratuits),
passer du temps à rencontrer tes clients (+ déplacements : temps et frais),
passer du temps pour ta gestion, éventuellement avec ton comptable (et le payer !)
etc...
Bref, tu ne pourras jamais facturer tous tes jours ouvrés (comme un salarié).
Il est donc obligatoire que ton coût journalier te permette de manger plusieurs jours.
Simulation (1 jour de prestation de service) :
Prenons un coût journalier de 600 € HT.
La facture que tu remets au client s'élève à 717,60 € TTC.

Ça paraît confortable, pour une seule journée, hein ?
Mais...
- TVA collectée (à reverser) : 717,60 - 117,60 = 600
- URSSAF, taxes,... : 600 / 2 = 300
- frais, charges : 300 - 60 = 240
- net imposable : 240
Ce revenu doit te nourrir 3 jours, tu as donc un revenu de 240/3 = 80 €/jour.
Supposons que tu bosses 250 jours/an (0 vacances ! juste les week-end),
tu auras un net annuel de 250 x 80 = 20 000 €.
Pour mémoire, 20 000 €, ça fait 130 000 FF
En 1999, analyste-développeur, je touchais plus de 180 000 FF.

En 2001, chef de projet, je touchais près de 250 000 FF.

Aujourd'hui, mon revenu sera la moitié de cela.
Mais tout ce que le client verra,
c'est qu'il doit payer 717,60 € (4 700 FF) pour une seule journée de boulot ! ](*,)
NB : La femme de ménage de mes parents gagne mieux sa vie que moi. 
L'avenir appartient aux baby-sitters et aux profs de cours particuliers.