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Bref, en mon sens, il vaut mieux toujours voter le moins "pire", si le "meilleur" n'est pas présent...
Kéké
1000% d'accord avec toi, sinon cela peut aller rapidement de pire en pire.
Je croyais pourtant avoir été assez clair en parlant d'
un cas exceptionnel concernant l'assemblée nationale. Jamais je n'ai parlé des élections générales où la démocratie est encore respectée dans le sens où le résultat n'est pas joué à l'avance.
Pourquoi faire l'amalgame alors que je m'évertue à faire des distinctions ?
Remarques également que dans le cas
particulier des votes à l'assemblée, il n'y a pas de possibilité de voter pour le moins pire. Le maximum que puisse faire l'opposition toutes tendances confondues, est de proposer des amendements qui seront rejetés.
Donc, comme dit Nagol, députés ou pas, abstention ou pas, cette loi serait passée de toutes façons. De même qu'il est probable que les lois sur l'enseignement et sur l'université seront votées pendant les vacances scolaires d'été - de nombreuses réformes dites courageuses sont votées durant cette période.
Ce fonctionnement de l'assemblée n'est pas nouveau, mais il touche sont paroxysme actuellement : sous les gouvernements précédents (gauche et droite confondus), les députés de la majorité gardaient leur libre arbitre et pouvaient se ranger dans le camp de l'opposition suivant la loi proposée. Sans majorité, le gouvernement n'avait plus alors comme recours que de passer par le fameux 49.3 mais cela faisait mauvais genre de promulguer des lois sans passer par un vote à l'assemblée nationale dont c'est précisément le rôle. Les gouvernements limitaient donc ce recours et tachaient la plupart du temps de proposer des lois qui avaient des chances de passer par un vote à l'assemblée.
Les temps ont changés, aujourd'hui les députés UMP, majoritaires à eux seuls, n'ont pas d'autre choix que de se ranger sans broncher derrière la volonté gouvernementale sous peine de sanctions.
Les débats ont donc perdus pratiquement tout intérêt concernant la finalité du résultat, de même que les votes. C'est dans ce contexte et uniquement dans ce contexte que je disais "participer à un simulacre, c'est également entretenir l'illusion".
MAIS COMMENT FAUT-IL LE DIRE, ce n'est n'est pas parce que je dis cela, que je prône pour autant l'abstention comme une méthode efficace de revendication dans les élections générales. Bien au contraire, je trouve cela complètement contre productif.
Selon moi, l'intérêt du bulletin blanc est un véritable leurre : même s'il était pris en compte, le président serait élu à la majorité relative, plutôt qu'à la majorité absolue.
Et alors vous pensez réellement que cela changerait quelque chose. Ne soyez pas naïfs, j'entends déjà la réponse: "une majorité relative m'a fait confiance, une proportion non négligeable de l'électorat votant blanc ne m'a pas désavouée, donc je peux faire ce que je veux"
Oui je sais, tel n'était peut-être pas le sens initial de votre vote mais c'est comme cela qu'il serait interprété. D'ailleurs voter blanc n'est-ce pas laisser aux autres la possibilité de choisir à sa place ?
Donc pour finir, entièrement d'accord avec toi keke, je dis toujours à qui veux l'entendre, d'aller voter pour le moins pire, ou pour le meilleur relatif. Sinon c'est la porte ouverte au pire car dans ce cas, qui ne dit pas non, consent (même malgré soi) au résultat final.
@Nagol, je comprend tout à fait ceux qui veulent voter pour, et être en total accord avec les propositions faites par les politiques avant d'aller voter.
Le problème est qu'avec cette position, tu risques de ne plus jamais aller voter. Encore si ta position était partagée dans les mêmes proportions par ceux qui sont dans le camp opposé au tiens, les choses s'équilibreraient d'elles-mêmes. Mais crois-tu encore franchement que ceux du camp opposé s'encombrent avec de tels principes ?
Ce n'est pas par idéalisme que je dis d'aller voter contre le pire, mais par réalisme, pour éviter le pire.
@Albat, même s'il peut être parfois difficile de faire globalement des différences, il est relativement facile d'en faire en détaillant un peu. Ne serait-ce par exemple qu'au niveau des méthodes employées pour arriver au pouvoir de même que celles employées pour gouverner.
"L'art et la manière" ne sont d'ailleurs pas un simple détail et peuvent avoir un impact désastreux sur la démocratie. Pour preuve le fonctionnement actuel de l'assemblée nationale
